CAP des adjoints techniques du 1er février 2018 (MTES-MCT)

jeudi 1er février 2018
par  com
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Vous trouverez ci-joint le compte-rendu des élus CGT à la CAP des ATAE, la commission s’est réunie le 1er février 2018 pour rendre un avis notamment sur les demandes de mobilité.

Les taux d’avancements de grades pour les catégories C n’ont toujours pas été communiqués par la DGAFP.

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Compte-rendu CAP ATAE 01.02.2018

Pour plus d’informations, contacter Daniel Strunck, élu CGT à la CAP (membre de la CE du SNPTAS CGT).


DÉCLARATION CGT À LA CAP DU 1ER FÉVRIER 2018 COMPÉTENTE À L’ÉGARD DES ATAE DES MTES-MCT :

Le gouvernement actuel intensifie les politiques d’austérité en opérant une nouvelle baisse drastique des dépenses publiques. Alors que les enjeux liés aux changements climatiques, aux logements, aux transports, à la pollution, à la préservation du patrimoine d’infrastructures et à l’environnement sont de plus en plus prégnants, le gouvernement n’a de cesse d’attaquer nos ministères de tutelles en leur imposant des baisses d’effectifs.
La perspective des nouvelles suppressions de 1 345 postes en 2018 dans les services des MTES et MCT, dans les DDI, les DREAL, les DIR et les établissements publics affiliés, ne peut que se traduire par de nouvelles réorganistions, mutualistions et suppressions de sites, continuant à aggraver les conditions de travail et donnant toujours aussi peu de lisibilité sur l’avenir de nos services et de l’action publique.
Les agents du CEREMA sont les premiers touchés concrètement par ces mesures gouvernementales (avec la fermeture de la direction territoriale Ile-de-France qui va se traduire par la suppression de 180 ETP et une diminution drastique des fonctions de support et d’appui de 70 ETP ! Au final 550 suppressions de postes d’ici 2022.
Pour rappel, le CEREMA, créé en 2014, devait être un grand service technique auprès de l’Etat et des collectivités locales.
A qui le tour ? Et en marche vers quelle sorte de sociéte avec des services publics démantelés ?
Les travaux entrepris au titre du programme baptisé « Action Publique 2022 » se traduiront y compris par des abandons, des privatisations et des transferts de missions publiques entre les différents niveaux de collectivités publiques.
Le mal-être est grandissant. Il est principalement dû à l’absence de perspectives des agents, aux missions non pérennisées, et à une surcharge de travail très importante.
Avec l’annonce du gel de la valeur du point, de l’augmentatation de la CSG, le gel du PPCR (si la CGT n’a pas signé ce protocole car les avancées étaient trop peu significatives, il est déplorable que les quelques points de la grille 2018 ne leurs soient pas octroyés), le rétablissement du jour de carence et la poursuite de la hausse annuelle des cotisations retraite, le gouvernemen Macron considère les agents publics comme une variable d’ajustement des comptes publics dans la continuation de la politique menée sous la présidence de François Hollande…
Poursuivant et aggravant la destruction des droits des travailleurs, impactant aujourd’hui les salariés du privé via les ordonnances relatives au droit du travail, et demain les fonctionnaires et agents publics, le gouvernement lance déjà une série de réformes sur la formation professionnelle, l’apprentissage et l’assurance chômage avant de s’attaquer aux retraites.
Si elle touche toutes les catégories, la perte de pouvoir d’achat impacte plus particulièrement les adjoints techniques dans la mesure où la rémunération des catégories C est la plus faible.

Les derniers taux ne correspondaient pas à la reconnaissance à laquelle les adjoints techniques pouvaient légitimement prétendre. Certains agents sont partis en retraite sans avoir atteint le dernier échelon du dernier grade du corps et d’autres sans même avoir accédé au dernier grade. Les adjoints techniques attendent une augmentation conséquente du nombre de postes de promotion de grade.

La note de gestion 2017 concernant le RIFSEEP qui est sortie au mois d’octobre n’est pas plus favorable que celle de 2016. Même si l’affichage différencie maintenant le groupe de fonction et le grade, les différences de traitement constatées sont encore amplifiées et rappelons que ces situations sont figées pour 4 ans, et ce uniquement dans nos ministères.
Le complément indemnitaire sur 2017 accordé à certains adjoints techniques est nettement insuffisant et il est totalement anormal qu’il ne soit versé qu’au titre de 2017 exceptionnel et non reconductible.
Nous demandons que l’ensemble des adjoints techniques dont la carrière est gérée par le MTES-MCT perçoivent cette prime (seuls les adjoints techniques affectés en « Administration centrale, services déconcentrés ou assimilés et directions départementales interministérielles » figurent comme bénéficiaires dans la note de gestion du 24 octobre 2017).
Nous demandons au ministère de faire en sorte que nos collègues en poste dans les établissements publics perçoivent le même complément indemnitaire. Les dessinateurs et les ETST ont obtenu un complément grâce à l’intervention de la CGT. Le CEREMA a pris une décision pour que la mesure s’applique à ses adjoints, les autre établissements doivent faire la même chose.

La CGT réaffirme que le service public et l’emploi public sont une richesse pour le pays. Pour la CGT il n’est pas question de négocier les reculs sociaux. Face à cette attaque sans précédent la riposte doit être d’ampleur et nous invitons nos collègues, toutes catégories confondues, à se joindre aux futures mobilisations.
Enfin, nous tenons à rappeler que les adjoints techniques des MTES-MCT sont inquiets pour leur avenir. En tant que représentant de l’administration, qu’avez-vous à leur dire pour les rassurer ?

Les élus CGT à la CAP


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